Le breathwork, une méthode de respiration consciente et accélérée, permet d’explorer des aspects du psychisme souvent inaccessibles, tels que les traumatismes, les blocages émotionnels et les pensées limitantes, tout en facilitant l’accès à notre spiritualité, intuition et créativité.
Cette technique novatrice a été développée par le psychiatre Stanislav Grof, pionnier des états de conscience non ordinaires et cofondateur de la psychologie transpersonnelle aux côtés d’Abraham Maslow. Elle s’inscrit dans la lignée des thérapies psychédéliques et s’appuie sur des connaissances ancestrales, adaptées aux avancées de la science moderne.
En effet, ces états de conscience sont présents depuis des temps immémoriaux dans diverses cultures, intégrant les pratiques des guérisseurs et des chamans. Dans un environnement favorable, il y est donc possible de vivre 4 types d’expériences, chacune référencée par des milliers de cas de protocoles de thérapie depuis plus de 50 ans. Pour en apprendre davantage, je vous invite à visionner cette vidéo sans retenue, avant et après chaque séance.
D’où vient cette pratique ?
Originaire de pratiques ancestrales sur tous les continents, Stanislav Grof, M.D, psychiatre chercheur des états modifiés de conscience, popularise la pratique du breathwork afin de reproduire les effets thérapeutiques du LSD. Il cherche à faire naître en chacun, un état de trance, maîtrisé et conscient via un travail d’hyperventilation.
Il véhicule ainsi une forme de Pranayama, une pratique avec une longue histoire, notamment en lnde.
Aujourd’hui encore, cette pratique respiratoire est perçue comme capable d’animer notre intelligence de guérison intérieure, une tendance naturelle à éliminer les obstructions, la douleur, le chaos et à rétablir l’ordre au sein de notre esprit.


Que se passe t-il dans notre corps lors de cet exercice ?
Quels en sont les bienfaits physiques et psychiques ?
Lors du breathwork le corps facilite le processus de détoxification – rappelons que la plupart des toxines sont libérées par le souffle.
L’hypothalamus libère des endorphines, les fameuses molécules du bien-être, vers les glandes endocrines. L’activation du système nerveux parasympathique aide à détendre les glandes surrénales sur-sollicitées, d’où un regain d’énergie. La partie frontale (analytique, intellectuelle) du cerveau se met en veille pour céder la place au travail du subconscient. Si ce mode d’attention est nécessaire pour résoudre des problèmes de manière analytique, il nous empêche de détecter les connexions qui mènent à l’intuition et à la compréhension.
Un changement des proportions de gaz dans le sang, avec notamment un fort afflux d’oxygène (O2) et une baisse de dioxyde de carbone (CO2), s’opère. Or, la baisse du CO2 dans le sang entraîne une baisse de la quantité d’O2 libérée dans tous les organes du corps (nous avons besoin du CO2 dans le sang pour débloquer l’O2 du sang vers nos organes), y compris le cerveau. Ceci est une des explications de l’intense « clarté » ressentie, du sentiment d’euphorie et de plénitude proche physiologiquement du « runner’s high », ce fameux moment où le coureur « plane ».
En modifiant l’afflux du sang et le taux de dioxyde de carbone, une séance peut provoquer des sensations physiques impressionnantes : vertiges, picotements dans les mains, lourdeur ou crispations dans les membres, bouche sèche, fous rires et/ou larmes incontrôlés. C’est la modification du pH (plus alcalin) qui affecte les tissus entourant les muscles et génère des crampes au niveau du visage et des extrémités. La stimulation de la glande hypothalamus, qui contrôle la température corporelle, entraîne quant à elle une grande sensation de chaleur ou au contraire une vague de froid.
Certaines études affirment les nombreux bienfaits de ces mécanismes complexes sur notre santé physique et psychologique, soit :
– Une réduction notable du stress, et une meilleure gestion des états émotionnels complexes, tels que la dépression, l’anxiété, la tristesse et l’insomnie;
– Une augmentation de la confiance en soi et des états émotionnels libérateurs et positifs;
– Une amélioration de la tension artérielle et la circulation;
– Un effet anti-inflammatoire;
– Une alcalinisation du PH sanguin.

Que se passe t-il dans notre esprit lors de cet exercice ?
Quels en sont les bienfaits émotionnels ?
Le breathwork est un travail d’exploration conscient, permettant à chacun de plonger au cœur de son subconscient et de son essence profonde. Lors d’une séance, les émotions réprimées, se relèvent à notre conscience, les énergies stagnantes sont amenées à circuler là où notre corps en a réellement besoin.
Il est conseillé aux participants de ne pas s’attendre à ce que le voyage se déroule comme prévu. Cela afin que leur intelligence intérieure puisse guider le voyage et leur donner l’expérience dont ils ont besoin à ce moment-là. Cependant, on peut s’attendre à vivre plusieurs types d’expériences, telles que décrites ci-dessous:
- Expérience sensorielle : il s’agit ici de ressentir des sensations physiques de chaleur, puis de froid, puis de chaleur à nouveau. Votre corps peut être complètement engourdi.
- Expérience biographique : certains décrivent une expérience visuelle passé et pour lequel, à l’époque, l’esprit s’est senti accablé et incapable de vivre pleinement les émotions impliquées. Ici les émotions réprimées se relèvent donc à notre conscience.
- Expérience trans-personnelle : ce type d’expérience est décrite comme « au-delà du personnel« . Certains dénotent l’impression qu’ils flottaient dans les étoiles ou qu’ils se sentaient plus sereins, et connectés à l’énergie universelle.
- Expérience de sommeil yogique : c’est un état où vous n’êtes pas réellement endormi, et où vous entrez dans une profonde relaxation. C’est un ressenti étonnant capable de vous apporter réponses et illuminations concernant votre présent. Vous perdez la notion du temps et de l’espace, et êtes donc apte à laisser l’énergie circuler la où le corps en a réellement besoin.
À la suite d’une séance de respiration holotropique, on dénote surtout une sensation de clarté, de vigilance, une connexion corps-esprit accrue et même parfois une purge émotionnelle.
L’intégration de la respiration dans mes séances
Les yeux fermés et allongé sur une natte, habillé confortablement et selon vos besoins, chacun utilise sa propre respiration et la musique de la pièce pour entrer dans un état de conscience modifié au cours de 35 minutes.
Des sensations physiques et émotionnelles complexes sont bien souvent amenées à ressurgir lors de cet exercice. En ma présence bienveillante, il sera possible de tout relâcher sans appréhension, ni honte.
A noter : Sachez que la respiration est différente pour tout le monde et unique à chaque séance. Je sais également que tous ces éléments peuvent vous laisser songeur, mais ne me croyez pas sur parole. Je vous invite à découvrir par vous-même le pouvoir de cette pratique respiratoire.
Cette technique est déconseillée aux femmes enceintes, aux personnes ayant des problèmes cardiaques, digestifs et dorsaux. La pratique n’est également pas recommandée lorsque l’on a :
– un mal de gorge, un rhume ou de la fièvre.
– des antécédents de maladie cardiovasculaire, y compris angine de poitrine ou crise cardiaque, hypertension, artérielle, glaucome, décollement de la rétine, ostéoporose.
– des blessures physiques importantes ou une intervention chirurgicale récentes.
– une maladie mentale grave, des troubles épileptiques ou pour les personnes utilisant des médicaments à forte dose
– des antécédents d’anévrisme.
– il est déconseillé aux femmes enceintes de pratiquer sans l’accord préalable de leur médecin.
– les personnes asthmatiques doivent apporter leur inhalateur et consulter leur médecin et l’animateur du cours.
– Il est également conseillé de ne pas consommer de nourriture deux heures avant le début de la séance
